samedi 17 avril 2010

Même pas peur!

Ouh là! Mais c'est que ça commence à devenir triste tout ça! Allez, un petit dossier sur moi pour vous redonner le sourire!

Tout le monde à peur de quelque chose, c'est humain. Certains ont peur de vieillir, d'autres de l'avenir et d'autres, (comme moi mais chut...) des araignées. Beurk beurk... Mais ça ce sont des peurs de grands (si, si, les araignées c'est des peurs de grands!). Elles paraissent cependant ridicules, presque absurdes à côté des peurs d'un enfant. C'est vrai! Un enfant ça a peur de quoi? Des monstres! Et puis c'est dangereux un monstre!! Ben oui! L'avenir ou la vieillesse ne vont pas sortir de sous votre lit pour vous dévorer les pieds. Bon en revanche une araignée, peut être... En même temps y'a des araignées qui mesurent au moins deux mètres avec leurs pattes poilues et leur gros corps tout noir... Yeurk! J'ai eu mon lot de peur d'enfant dont une qui a amusé beaucoup de monde... saleté!

Mes peurs ont toutes eu pour incarnation des monstres. Il y'en a eu trois en tout dont un qui existait vraiment! Le premier habitait dans ma chambre (et il payait même pas de loyer). Quand j'était petit (j'étais un abrutit...) je dormais dans une mezzanine. C'est bien ce truc là, ça permet d'avoir plein de place dans sa chambre pour jouer aux playmobiles ou pour faire la bagarre avec ses peluches! (d'ailleurs elles gagnaient tout le temps, j'étais pas assez fort...) Le seul inconvénient de la mezzanine, c'est au moment ou vos parents rentrent dans la chambre, ou plutôt essayent de rentrer, le sol étant impraticable à cause des jouets éparpillés par terre ou encore des culottes spiderman et autre linge sale. Ben oui, quand vous vous retrouvez à ce moment là coincé dans votre chambre tant qu'elle n'est pas rangée, vous n'avez plus cette solution miraculeuse de tout cacher sous le lit ("ça y'est j'ai tout rangé ma chambre!!!"), NON!!! Il faut tout rangé à sa place! Oui pour ça une mezzanine c'est nul! Bref je me suis un peu égaré. Pour en revenir à ce que je disais, le soir, en allant me coucher, je devais me préparer psychologiquement à affronter le monstre de ma chambre. Ça se passait comme ça: je devais dans un premier temps localisé où se trouvait l'échelle de mon lit (c'est à dire à l'autre bout de ma chambre évidemment), éteindre la lumière, courir vers l'échelle, l'escalader en trois minis enjambées, sauter dans mon lit et me caché sous la couverture pendant au moins trois minutes, sans faire de bruit, en attendant que le monstre retourne dans sa cachette. Ça a duré, je crois, cinq ou six ans à vivre tous les soirs ce même cauchemar. Bon en cinq ou six ans je ne l'ai jamais vu... mais je sais qu'il était là! C'est même lui qui me piquait mes chaussettes! Je l'avais d'ailleurs dit à ma mère mais elle ne me croyait pas. Ah super la mère!!! J'aurais pu me faire dévorer, tant que je ne perdais pas mes chaussettes elle s'en fichait complètement! Mais bon j'ai survécu c'est le principal.

Le deuxième monstre qui a marqué mon enfance c'est celui qui habitait dans mes toilettes. Celui là je l'ai vu par contre. Il était vraiment laid... Pire que les frères Bogdanof (je suis pas sûr de l'orthographe. En même temps ils ont vraiment un nom pourri!). Il était grand, sentait mauvais. Il portait des vêtements déchirés et couvert de papier toilettes. Il avait d'autres trucs sur lui mais je ne peux pas en parler, c'est trop beurk! Tout ce que je peux dire c'est que c'était jaune et marron et que ça sentait pas bon (comme mamie! Arf non je rigole!). Si je sais qu'il avait cette tête c'est parce qu'une nuit j'ai rêvé de lui. A cause de ce rêve j'ai mis beaucoup de temps avant de retourner aux toilettes, ce qui m'a coûté l'un de mes plus beau pyjama! Celui avec les tortues ninjas! Mes draps aussi ont beaucoup souffert, mais moins que mes jolies fesses roses qui sont devenues toutes rouges à cause des fessés de maman. Ah ça, elle était pas contente!!! Mais heureusement ça n'a pas duré longtemps. Quelques mois. Mais ça a été des à mois à vivre dans l'angoisse et la peur...

Enfin le troisième monstre, et sans doute le pire, vous le connaissez tous. Il existait vraiment en plus parce que je le voyais à la télé. Il était moche, avait les cheveux épais et était tout vert... C'était Hulk!!! Il me faisait trop peur celui là! Dès qu'il passait à la télé je filais dans ma chambre. Mais quand je dis qu'il me faisait peur, il me faisait vraiment peur! J'aurais préféré passer une journée entière avec des dizaines d'araignées que regarder un épisode de Hulk. Et le pire c'est que les gens autour de moi le savaient et en jouaient. Oui, je suis une victime... Par exemple, une dame avait l'habitude de me garder le dimanche matin. Elle avait trois enfants, deux filles et un garçon et tous plus grand que moi. Eh ben quand c'était l'heure de Hulk ils s'amusaient à me tenir devant la télé et m'obligeaient à le regarder. C'est pas horrible ça? Et moi forcément je hurlais et je pleurais! Et en plus je me faisais disputer par la dame qui me gardait parce que je faisais trop de bruit!!! Et elle ne leur disait rien. M'en fiche parce qu'un jour maman lui a cassé sa tête! (je vous raconterai ça plus tard). On s'est donc beaucoup moqué de moi à cause de ça (encore aujourd'hui, et ça se dit de votre famille! Pff...). Mais je n'ai plus peur maintenant, je suis devenu grand et mais peur ont évolué avec moi. Saletés d'araignées...

dimanche 11 avril 2010

Papi...

J'ai toujours un sourire en repensant à toi,
Ta petite tête ronde ne payait pas de mine!
Tu n'étais pas bien gros, à peine plus grand que moi
Et t'endormais toujours une main sur la poitrine.

Tu paraissais si fier quand tu me regardais!
Tu revoyais en moi celui qui te manquait...
Il est partit si vite à cause d'un petit vice
Et tu t'es retrouvé à enterrer ton fils.

Tu n'parlais pas beaucoup, bafouillais quelques mots
Dans un français moyen mais ça me faisait rire!
Et quand tu discutais après un apéro
Tu pensais parler mieux mais c'était encore pire!

Tu avais tout pour toi, n'avait aucun défaut
A part un tout petit qui t'as coûté la vie...
Il s'appelait Gitane, Camel ou Marlboro
Et ce défaut t'as tué petit à petit...

C'est arrivé si vite, a fait tant de ravage
Tu as oublié tout, jusqu'à mon souvenir.
Il t'a pris un mois pour traverser le rivage
Et tu nous as quitté dans un dernier sourire.

Tu me manques mon papi, chaque jour un p'tit peu plus!
Mais tu as enfin pu retrouver ton enfant.
Et un jour moi aussi je prendrai ce même "bus"
Et serait avec vous jusqu'à la fin des temps...



samedi 10 avril 2010

Merci les vaches!!!

Le CM2! Dernière année tranquille avant l'enfer du collège... C'est aussi l'année où on se la raconte un peu. Ben oui, on est les plus grands de l'école avant la rétrogradation douloureuse de l'année suivante. C'est aussi l'une des meilleures années scolaires de ma vie! Un maître génial, des camarades inoubliables, je ne sais pas pourquoi... Rudy, Fabien, Mathieu, Sophie, Stéphanie et Cyrielle (ah, Cyrielle...).

Ça a été l'année de notre première "classe verte", à Chamonix. Un petit pincement au coeur s'installe quand j'y repense, une odeur particulière aussi qui me rappelle une petite cour où l'on jouait pendant nos temps libres. Oui, je raconte ça avec beaucoup de nostalgie... Si je vous parle de ça c'est parce qu'il nous est arrivé une petite mésaventure, qui ne nous a certes pas fait rire sur le coup, mais après quelques années...

Nous étions partis en randonnée deux jours et une nuit dans la montagne (enfin c'était plus une grande vallée). Le but étant de se rendre à un refuge, d'y passer la nuit et de revenir. Une activité des plus simples mais qui m'a tellement plu; les paysages, le temps et nous qui riions pour rien, parce que Carole avait trébuché ou parce que Mathieu avait fait un petit prout... Et ben oui, on était des enfants. Nous sommes arrivés en fin de journée au refuge, fatigué. Le Soleil commençait à se coucher, ce qui rendait la vue encore plus magnifique. Mr Leclerc, notre maître nous avait autorisé à jouer un peu avant le repas. On est donc allé jouer un peu dehors. Le refuge était situé au pied d'une colline d'herbe, qui semblait plutôt haute pour nous à l'époque mais qui ne devait pas l'être autant. Et bien entendu, qui dit colline, dit roulage d'enfant dans l'herbe!!! On est donc monté tous ensemble sur cette colline (on avait l'impression d'avoir escaladé l'Evrest!), on s'est allongé dans l'herbe et on a roulé comme des abrutis jusqu'au bas de la colline. On était mort de rire. Oui il en faut peu à des enfants pour s'amuser: une colline. C'est pas cher en plus! On s'est donc retrouvé en bas, on riait sans savoir trop pourquoi et là, l'un d'entre nous (je ne sais plus qui), a fait remarquer à Fabien qu'il avait plein de terre sur lui. Puis on s'est tous rendu compte qu'on en était tous couvert! Le truc qui nous a paru bizarre c'est que cette terre avait une odeur particulière, une odeur de... oui de bouse, c'est ça! Beurk beurk!!!! On était tous couvert de bouse! Un éleveur du coin se servait de ces collines pour nourrir ses vaches. On sentait la mort c'était une horreur! Malheureusement on avait aucun change, si ce n'est une petite culotte (la mienne avait un dessin de tortue ninja sur le devant, trop la classe!!!). On n'a donc passé toute la nuit et la journée d'après couvert de caca de vache! En tout cas ça a eu le mérite d'en faire rire un, Mr Leclerc. Une douche s'est donc imposée à notre retour, mais quelle douche!!!

Un épisode comme ça, une personne somme toute normal l'aurait effacé de sa mémoire, mais c'est à des moments comme ça aux-quels j'aime repenser. Ce sont les seuls souvenirs qui me font sourire quand ça ne va pas et pour rien au monde je ne pourrai les oublier, ils sont à moi...

lundi 5 avril 2010

L'origine de mes vannes pourries...

Ça fait longtemps n'est-ce pas? Ah ben oui, je suis quelqu'un d'occupé vous savez! (c'est marrant je ne me convainc pas moi-même...).

Pour ceux qui me connaissent (quelle chance me direz-vous... hum...) vous devez vous demander d'où viennent toutes ces blagues à deux francs six sous, ces jeux de mots que même Ramoucho n'oserait prononcer? Et bien je vais vous répondre.
Tout cela commença lors de mon cinquième ou sixième réveillon de Noël. On était en famille, rassemblé autour d"une table déjà vide, le repas touchant à sa fin. Les adultes ressassaient des souvenirs d'enfance, ma mère, mon oncle, ma tante (c'est tout je crois...) et nous, enfants (mes cousines: Lénaïck et Julie, mon cousin: David et moi même), nos bouches remplies de bûche au chocolat écoutions sagement ce que disaient les grands. Les rires emplissaient la salle sans que je ne comprenne pourquoi. J'eu alors envie de faire mon intéressant (pour changer...) et leur proposa d'écouter une "histoire" qu'on m'avait raconté. Sauf que cette histoire ne m'avait pas été contée, j'étais en train de l'inventer. Dans ces moments là on sait comment ça va commencer mais on sait pas du tout comment ça va finir. Et une histoire inventée par un "raz-moquette" de cinq ans ça ne va pas très loin, croyez-moi! J'ai donc raconté cette petite histoire qui a bien duré vingt minutes! (oui on m'a souvent vu comme la réincarnation de Baudelaire avant de prendre conscience du potentiel destructeur de mes vannes). Et bien croyez le ou non, j'ai réussi, avec la pire histoire du vingtième siècle, à faire rire des adultes pendant presque vingt minute! Je me suis alors découvert une âme de comique qui m'a suivit jusqu'à aujourd'hui, et même si cela me porte préjudice, j'en suis fier et revendique à 100% mes affligeantes vannes à deux sous...

En petit bonus je vais vous faire un résumé de l'histoire qui m'a fait devenir celui que vous connaissez. (mais je vous préviens d'avance, il n'y a là rien d'hilarant! Je me demande encore aujourd'hui ce qui a bien pu les faire rire autant...)

"C'est l'histoire d'une petite sourie qui était triste parce qu'elle était toute seule. Pour passer le temps, elle se mit a manger tout le papier qu'elle trouvait. (c'est bien connu, quand une sourie se fait chier, elle mange du papier). Mais à force de manger du papier, elle se mit à grossir (un peu comme une femme, c'est ça... pardon, je m'égare). Mais elle s'en moquait car au-moins elle ne s'ennuyait plus. Elle continuait donc à manger du papier, puis se mit également à manger du carton (c'est mieux que du recyclage dit donc!!!). Et bien entendu elle continuait à grossir. (c'est très drôle pour le moment, hilarant je dirais même! Mais attendez d'entendre la fin, vous ne vous en remettrez pas). Et donc elle continua à manger, manger, du matin au soir et du soir au matin, tout en grossissant, grossissant... (c'est vraiment un résumé car cette partie, à elle seule, à dû durer dix huit minutes). Et malheureusement à trop manger, ce qui devait arriver arriva: la souris explosa!"
Fin.

Voilà ce qui a fait rire ma famille pendant vingt minutes. Comment grandir et avoir un développement normal après ça? Eh bien oui, c'est impossible et on se retrouve au final avec un "kévin". Voilà donc l'origine de mes vannes pourries: ma famille...